Achevé le 16 novembre 2013


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Mon âme faillit ; mon esprit… si affligé…

Vois ! Les averses jaillissantes de mes yeux
arrosent ma chair éprouvée et calcinée.
Mon Dieu, ô Père ! Me réprouver… est-c’ là ton vœu ?
Je le crains fort bien : ton bras m’écroue dans la mer !
Oh ! Vraiment, mon cœur avale une crue de malheur ;
de mon sein déborde le salé et l’amer.

Pourtant, la fraicheur laisse place à la chaleur
comme la Bise fuit lestement le Zéphyr.
Ta parole embrase l’abysse de mes reins ;
tes lèvres soufflent, et s’évaporent mes soupirs,
portant vers toi l’encens des maux et des chagrins
— ma prière exhalant une odeur précieuse.

Remué, tu verses la bénédiction ;
ma face reçoit tes larmes — ô combien ! — huileuses.
Vois mon puits asséché ! Il absorbe l’onction,
caresse divine, aromate d’allégresse.
Je ne consacrerai point la source à ma gorge ;
mes fruits feront ta joie, ô toi ma forteresse !

Que soit porté à toi le parfum de mon orge !

Grâce à Yhwh notre Père aimant et à son Christ !

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